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Posts by: Alcalina

Jeux Européens 2014 : L’hommage au Grão Mestre Camisa Roxa

Ces 16èmes jeux furent l’occasion d’un émouvant hommage rendu au Grão Mestre Camisa Roxa, décédé brutalement le 18 avril 2013 à Salvador au Brésil. Un an jour pour jour après sa mort, son fils, Instrutor Waldo et son frère Mestre Camisa ont rappelé le rôle qu’avait joué le Grão Mestre dans la divulgation et la professionnalisation de la capoeira dans le monde. Ce fut pour nous aussi un moment émouvant. Nous l’avions en effet vu et côtoyé il y a un an, quelques jours avant sa mort, lors des 15ème jeux européens en 2013. Pour ma part c’était la première fois que je le rencontrais. Comment aurais-je pu imaginer que c’était également la dernière ?

 

Hommage au Grão Mestre Camisa Roxa.

Retour sur une vie hors du commun

Um « sertanejo forte »

Né le 7 janvier 1944 à Fazenda Estiva (municipalité de Jacobina, Etat de Bahia – Brésil) d’un père gardien de troupeaux et d’une mère femme au foyer, Edvaldo Carneiro e Silva de son vrai nom est l’ainé d’une famille de 9 frères et sœurs, 4 garçons et 5 filles. Confronté à la mort prématurée de son père en 1965 alors qu’il n’avait que 21 ans et que la majorité de ses frères et sœurs n’étaient encore que des gamins, il dut faire face très tôt à de grosses responsabilités en prenant en main l’éducation de ses frères et sœurs.

La capoeira, qu’il découvrit autour de ses 10 ans, n’était pour lui tout d’abord qu’un divertissement. Ce ne fut qu’à partir de 1962, alors qu’il venait de déménager à Salvador de Bahia pour y étudier les sciences, que cette dernière pris une place plus importante dans sa vie. Il intégra en effet à cette époque l’Académie de Mestre Bimba, créateur de la Capoeira Régional et devint l’un de ses meilleurs élèves. Ses autres frères, Ermival, Pedrinho et Camisa, suivirent ses pas, s’intéressant à la capoeira et fréquentant également l’académie du Mestre fondateur de la capoeira actuelle.

Son appelido « camisa roxa » – qui signifie en brésilien chemine violette – lui fut donné par Mestre Bimba lui-même lors de son Batizado. A partir de ce moment, il n’eut de cesse de porter un haut violet dans chacune des rodas auxquelles il participait. Il fréquentait alors assidûment nombre des rodas et académies du Bahia d’alors, tenues par des maitres tous désormais légendaires: Pastinha, Waldemar, Traíra, Virgílio da Fazenda Grande, Caiçara, Canjiquinha, Cobrinha Verde, etc. Il était alors toujours bien reçu car respectueux et reconnu pour sa grande connaissance des fondements de la capoeira. Il devint en 1969 « aluno formado » de l’Académie de Mestre Bimba.

Son ami Francisco Benjamin Muniz ‘‘Beijoca”, qui le fréquentait dans les rodas de Bahia alors, dit de lui qu’”il réunissait intelligence, technique, force, résistance, rapidité, plasticité, détermination et courage. Il avait le regard d’un guerrier, d’un vainqueur. (…). Le plus impressionnant était que, malgré sa stature moyenne, ses mouvements donnaient l’impression d’un corps humain de dimensions bien supérieures

 

 

Mestre Camisa Roxa jeune, en France.

 

Un homme de spectacles

Grão Mestre Camisa Roxa fut le capoeiriste qui le plus divulgua la capoeira à travers le monde, voyageant par plus de 50 pays, présentant la capoeira comme une manifestation de l’art et de la culture afro-brésilienne, grâce notamment aux nombreux spectacles qu’il monta et donna en représentation sur de nombreuses scènes internationales.

A partir de 1964 à Salvador, il commença en effet à s’entrainer avec la troupe du Grupo Folclórico da Bahia, Viva Bahia (Groupe folklorique de Bahia, ViveBahia) de la professeure Emília Biancardi, dont faisait également partie plusieurs amis capoeiristes et étudiants, comme par exemple Bira (Acórdeon). Il fonda ensuite en 1967, avec plusieurs de ces amis, Gugu Muniz, Fernando Pallos, Josevaldo Lima de Jesus (Saci), Edmundo Dante (Cascavel), Francisco Benjamin Muniz (Beijoca), Onias Camardelli ou encore Mãe Zefa, un nouveau groupe folklorique, le groupe OLODUM (puis Olodum Maré en 1972). Il se produisit ainsi avec sa troupe (spectacles « Vem Camará » ou encore « Quem vem là ? Vem Camará 67 ») dans plusieurs théâtres de la ville de Salvador (Vila Velha, Castro Alves) et même au théâtre Jovem de Rio de Janeiro. Ces représentations et leur retentissement participèrent ainsi à la résurgence de la capoeira dans la ville de Rio, qui commença à se développer avec vigueur à la fin des années 60 dans l’ancienne capitale.

A partir de 1967, le ministère des affaires étrangères brésilien commença à s’intéresser aux activités culturelles du groupe et comprit leur intérêt pour l’influence du Brésil à travers le monde. Il décida donc d’appuyer le groupe et de l’encourager à présenter ses spectacles à l’étranger. Grão Mestre Camisa Roxa fit ainsi son premier voyage à l’étranger pour présenter la capoeira en 1967 dans la ville de Salta en Argentine. Il partit ensuite en 1968 pour Los Angeles (USA), Quito (Equateur) avant de retourner en Argentine (Buenos Aires) en 1969. Enfin, il réalisa son premier voyage en Europe en 1973, sans se douter de l’importance que celui-ci aurait pour le reste de sa vie et encore plus pour la diffusion de la capoeira et de la culture afro-brésilienne de manière générale. A cette époque son spectacle qu’il présentait mondialement s’intitulait « Brasil Tropical ». Il s’installa définitivement en Europe à partir de 1979, tout d’abord en Allemagne puis à partir de 1989 en Autriche.

Grão Mestre Camisa Roxa à travers ses troupes folkloriques “Grupo Folclórico da Bahia” et “Olorum” joua donc un rôle-clef dans le processus qui conduisit la culture afro-brésilienne et en particulier la capoeira à être reconnue et appréciée comme manifestation culturelle d’intérêt national et international.

Comme l’affirme Francisco Benjamin Muniz ‘‘Beijoca”: «  Aujourd’hui, la culture afro-brésilienne et principalement la capoeira, amplement diffusée et aimée dans le monde entier, avec ses valeurs reconnues, doit beaucoup à Camisa Roxa »

 

 

Mestre Camisa Roxa et Mestre João Grande

 

Le Grão Mestre d’Abadá-Capoeira

Camisa Roxa est Grão-Mestre d’Abadá-capoeira. Il s’agit là d’un titre honorifique qui lui fut attribué par un conseil de Maîtres de grande renommée, pour le rôle qu’il a joué au tout début de la création du groupe ainsi que pour son expérience dans la diffusion de la capoeira comme manifestation de l’art et de la culture brésilienne à travers le monde. En tant qu’ainé, il fut en effet celui qui apporta la capoeira dans sa famille et qui sema les premières graines qui menèrent à la création d’Abadá-capoeira par Mestre Camisa en 1988. Le grade de Grão Mestre est le grade le plus élevé d’Abadá-capoeira. Il ne sera toutefois plus jamais attribué. Comme l’a expliqué Mestre Camisa lors de ces derniers jeux européens, les maitres d’Abadá-capoeira ont décidé pour lui rendre hommage que ce titre de Grão Mestre lui sera à jamais réservé.

Son rôle au sein d’Abadá-capoeira était principalement celui d’un consultant, orientant les décisions, et s’assurant du respect des traditions et de la philosophie du groupe. Il était notamment consulté pour toutes les décisions importantes comme la reconnaissance de nouveaux maitres. Il était également responsable de la coordination d’Abadá-capoeira en Europe et de ce fait était l’instigateur et l’organisateur principal des Jeux Européens. Les événements qu’il organisait avaient pour but l’intégration et la formation des capoeiristes européens grâces à des cours théoriques et pratiques donnés par des maitres invités du Brésil.

Dans ces dernières années, le Grão Mestre dédiait la majorité de son temps à la recherche sur la capoeira, toujours à l’écoute de nouveaux chemins afin d’amplifier sa visibilité à travers le monde. Il pensait notamment qu’il y aurait dû exister une meilleure union entre les différents groupes au Brésil, afin de pouvoir établir plus d’ordre dans les activités et les enseignements. « Peut-être qu’une capoeira plus disciplinée avec une union entre les leaders produirait une capoeira plus responsable et professionnelle » affirmait ainsi Grão Mestre Camisa Roxa.

Sa vision de long terme résolument moderne, en particulier en faveur de la professionnalisation de la capoeira, fit donc beaucoup pour faire de la capoeira ce qu’elle est aujourd’hui : un art connu et reconnu en plein développement à travers le monde. Cette vision se retrouve aujourd’hui dans de nombreux aspects du fonctionnement du groupe Abada-Capoeira ainsi que dans les grands événements du groupe.

Comme il l’affirmait lui-même : « Je suis l’un des premiers capoeiristes à avoir visualisé un futur meilleur pour la capoeira en comprenant que la professionnalisation et l’organisation étaient des objectifs fondamentaux pour conduire la capoeira plus loin et à travers le monde. Aujourd’hui, quelque soit le pays où vous allez vous trouverez de la capoeira ».

 

 

L’hommage unanime de la capoeira pour l’une de ses légendes

L’hommage rendu par la famille du Grão Mestre lors des Jeux européens fut particulièrement touchant.

Mestre Camisa a rappelé avec beaucoup d’émotion le rôle protecteur qu’avait joué son grand frère. Ayant perdu leur mère et leur père relativement tôt, le Grão Mestre fut pour ses frères et sœurs tout à la fois un grand frère protecteur, un père et une mère. Ce fut également lui qui enseigna ses premiers pas à Mestre Camisa et qui l’emmena avec lui à l’académie de Mestre Bimba. Mestre Camisa a également souligné que si nous étions là aujourd’hui, à Munich pour participer aux 16ème jeux européens, c’était grâce à lui. Ce fut lui qui mit en place les premiers jeux européens. Lui qui fit entrer la capoeira dans une autre dimension par son professionnalisme et sa capacité d’innovation. Et Mestre Camisa de conclure que son frère était en réalité toujours présent aujourd’hui, que ce soit dans le tapis de sol noir utilisé pendant les compétitions, dans la grande bannière de fond marquant l’identité visuel de l’événement ou encore dans la scène permettant de surélever les compétiteurs et ainsi au public de mieux voir.

Son fils Valdo a quant à lui présenté le projet « A CAPOEIRA agradece ao Grão Mestre Camisa Roxa » (« La capoeira remercie le Grand Maître Camisa Roxa) et invité tout le monde à y prendre part. Ce projet a pour but de rassembler un maximum d’informations, de vidéos, de photos, sur la vie et l’œuvre du Grão Mestre afin de réaliser un documentaire permettant de perpétuer sa mémoire. Pour ce documentaire, Valdo récolte également un maximum de témoignages en hommage au Grão Mestre. Chacun est d’ailleurs libre d’envoyer un message-vidéo s’il le souhaite à l’équipe du projet. Un site web a été spécialement créé pour l’occasion et s’intitule

http://www.camisaroxa.com

Au final, s’il y a une seule chose à retenir de la vie et l’œuvre de Grão Mestre Camisa Roxa, c’est – je pense – qu’il faille croire en ses rêves, car à force de passion et de travail, ceux-ci se réalisent.

 

Sources :

 

Mestre Camisa Roxa

Les 25 ans d’Abadá-Capoeira : Festival internacional da arte Capoeira du 19 au 25 août 2013 à Rio de Janeiro

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Cette année est une année très spéciale pour notre école Abadá-Capoeira qui fête ses 25 ans et en profite pour organiser un événement qui s’annonce déjà mémorable : le festival international de l’art capoeira qui aura lieu du 19 au 25 août prochain aux Cachoeiras de Macacu (dans la région de Rio) et dans la ville de Rio elle-même.

En réalité, il y aura plusieurs événements en un : des stages pour s’entrainer, le baptême et le passage de grades de Mestre Camisa qui attribuera des cordes de blanc-jaune à marron-rouge, les jeux mondiaux 2013 (compétition internationale pour sacrer le champion mondial abadá-capoeira 2013) et bien sûr la formatura (la consécration) de 5 Mestrandos et reconhecimento (reconnaissance) de 3 Mestres.

Pour l’occasion, un site spécial a été créé : http://www.abadacapoeira.com.br/festivalinternacional2013/. Comme il n’y a pas encore de version française (même si pour les polyglottes vous pouvez naviguer en portugais, anglais et espagnol), on vous résume ici les principales informations.

 

PROGRAMME

Le programme se divise en deux :


Une première partie du lundi 19 au mercredi 21 août 2013 au CEMB
(Centre Educatif de Mestre Bimba), le centre d’entrainement et de formation d’Abadá-Capoeira en pleine nature aux Cachoeiras de Macacu dans la région de Rio de Janeiro.

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Au programme de ces trois jours : des stages divers (de capoeira bien sûr mais aussi de musique, de chant, de fabrication d’instruments, etc.) ; les épreuves qualificatives des jeux mondiaux ; des activités libres (promenade écologique, équitation, etc.) et des tables rondes (notamment sur la santé physique des capoeiristes). Le tout en immersion totale puisque le CEMB c’est aussi des dortoirs et un réfectoire pour prendre les ptits dej’ !

 

Une seconde partie du jeudi 22 au dimanche 25 août, à la Fundição Progresso, grand lieu de la vie culturelle et nocturne de Rio de Janeiro dans le célèbre quartier de Lapa, juste sous les arches.

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Au programme :

–          Jeudi 22 août : Stages, premiers tours des jeux mondiaux et spectacle inédit réalisé par les membres d’Abadá-Capoeira intitulé « Les Arts de l’Art Capoeira »

–          Vendredi 23 août : Stages, Marché capoeira (ventes d’instruments, de CDs, de livres, de dvds et de vêtements de capoeira), lancement des nouveautés Abadá-Capoeira (nouveaux CDs notamment), Baptême et passage de grades, Demi-finales des jeux mondiaux

–          Samedi 24 août : Formatura des Mestres et Mestrandos, hommages, marché capoeira, finales des jeux mondiaux

–          Dimanche 25 août : Aulão (c’est-à-dire grand cours collectif tous les élèves ensemble) en extérieur et campagne en faveur des « Arts de l’Art Capoeira ».

 

FOCUS : LA FORMATURA DES MESTRANDOS ET RECONHECIMENTO DES MESTRES


Qu’est-ce qu’une Formatura ?

La Formatura est une forme de consécration ou le Capoeiriste est promu Mestrando da ABADÁ- Capoeira, représentée par une corde rouge (Corda Vermelha).

 

Qu’est-ce qu’un Reconhecimento ?

Le Reconhecimento est une cérémonie ou le Capoeiriste est promu Mestre da ABADÁ- Capoeira, représentée par une corde rouge et blanche (Corda Vermelha e Branca).

 


Voici une courte présentation des nouveaux Mestres et Mestrandos :

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–          Mestrando Bode (Brésil – SC), de son vrai nom Cassius Vinícius Caetano Guimarães, né en 1974, commença la Capoeira en 1987 à Rio de Janeiro avec Mestre Cobra. En 1996, il choisit de déménager à Florianópolis dans l’Etat de Santa Catarina au Brésil afin d’y lancer l’activité d’ABADÁ- Capoeira en compagnie du professeur Merenda. Il a reçu sa corde Marron/Rouge en 2007.

 

 

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–          Mestrando Cascão (Portugal), de son vrai nom Luiz Fernando Pereira Monteiro est né au Brésil en 1971. Il commença la capoeira en 1983/84 auprès d’un ancien élève de Mestre Camisa (Itaborá). Suite au départ de ce dernier pour les Etats-Unis, Cascão reprit l’entrainement en 1986 directement avec Mestre Camisa au sein de l’ancienne association Abadá dans le quartier de Botafogo à Rio de Janeiro. Depuis 1999, il donne et supervise des cours de capoeira au Portugal dans les villes de Guimarães et de Braga.

 

 

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–          Mestrando Eberson (Brésil – DF) : Eberson Chaves Pereira est né à Brasília, ville au sein de laquelle il découvrit la capoeira en 1984 auprès de Mestre Kall. Il avait alors seulement 9 ans. Il passa sa corde Marron/Rouge en 2009, année où il fut également sacré champion des Jeux Mondiaux.

 

 

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–          Mestrando Sabiá do Cerrado (Belgique), de son vrai nom Junior Cesar Marques, est né en 1977 et débuta la capoeira en 1986 avec Mestre Charm. Il a reçu sa corde Marron/Rouge en 2004. Il exerce actuellement en tant qu’enseignant de capoeira en Belgique.

 

 

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–          Mestrando Tigre (Belgique), né Francisco Alves Filho en 1970, est originaire de la ville de Paracambi dans l’Etat de Rio de Janeiro.  Il commença la capoeira en 1984 et reçut sa corde Marron/Rouge en 2001. Aujourd’hui il donne des cours à Bruxelles, en Belgique.

 

 

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–          Mestre Canguru (Région Nord – Brésil et Israël) : Waldec Vellasco Cota, né à Macaé dans l’Etat de Rio de Janeiro, débuta la capoeira avec Mestre Camisa en 1980 au sein de l’Association des Fonctionnaires de Botafogo (Rio de Janeiro). Il atteint le grade de Mestrando en 2000. Il débuta son activité au sein du groupe en dispensant des cours au sein du Tijuca Country Club du quartier de Tijuca à RJ. Il réside actuellement toujours à Rio mais il est également superviseur de l’activité d’Abadá dans la Région Nord du Brésil et en Israël.

 

 

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–          Mestre Edna Lima (New-York – Etats-Unis) : Edna Regina Lima est née en novembre 1961 et commença la capoeira à 12 ans à Brasília. Elle dut aller en cachette à ses trois premiers cours car sa mère considérait que la capoeira n’était pas un sport pour les petites filles. 8 mois plus tard elle se mettait également au Karaté. Elle est aujourd’hui ceinture noire 5ème Dan. En 1988, elle participa aux Etats-Unis en tant que représentante brésilienne à une compétition panaméricaine de Karaté. Conquise par le pays, elle décida de s’installer à New York où elle devint une des pionnières de la capoeira dans le pays. Enfin, elle reçut son titre de Mestranda en 1997.

 

 

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–          Mestre Márcia (São Francisco – Etats-Unis) : Márcia Treidler est née en 1965 et commença la capoeira en 1982 avec Mestre Camisa. En 1987, elle donna ses premiers cours de capoeira pour des enfants de rue, des jeunes et des adultes de Rio. En 1991, elle déménage en Californie où elle réside encore aujourd’hui et réalise un travail important de divulgation et de perfectionnement de l’art Capoeira. Elle reçut sa corde Mestranda la même année que Mestre Edna en 1997.

 


A SUIVRE…

Pour plus d’informations pratiques sur l’événement, je vous invite à aller visiter le site officiel http://www.abadacapoeira.com.br/festivalinternacional2013/ ou à suivre la page facebook d’Abadá où toutes les dernières nouvelles seront communiquées.  https://www.facebook.com/abadacapoeirainstitucional.
Sinon, vous pouvez également continuer à suivre ce blog 🙂 où nous ferons d’autres articles dans les prochaines semaines sur le festival et les 25 ans d’Abadá, avec des focus sur d’autres temps forts de l’événement !

Deux Jogaki bénévoles à Leo Lagrange !

Le jeudi 6 juin dernier, Bamba et moi avons participé à titre personnel et bénévole à un événement phare du sport et de l’éducation populaire pour enfants à Paris : la 8ème marche scolaire de Paris organisée par le Comité Départemental Sportif Leo Lagrange !

Qu’est-ce que la marche scolaire ?

Destinées aux écoles élémentaires (du CP au CM2) d’un territoire, les marches scolaires sont une manifestation sportive organisée sur le temps scolaire, accessible à tous, quel que soit le niveau de pratique sportive ou le handicap éventuel. C’est également un programme pédagogique qui permet d’associer à la marche une thématique spécifique, qui peut être culturelle, écologique (comme cette année avec les arbres remarquables) ou relative à la santé.

Plus précisément, les marches consistent en un parcours d’une dizaine de kilomètres environ jalonné de points de contrôle et ravitaillement, en milieu naturel ou urbain, selon le territoire concerné. D’un point de vue pédagogique, en fonction de la thématique retenue, les enseignants préparent la marche et travaillent les contenus. Les organisateurs fournissent les ravitaillements, un goûter et dans la mesure du possible des cadeaux souvenirs pour les participants (des scoubidous, cette fois-ci, qui ont été fortement appréciés par les enfants !).

Cette année, la marche a regroupé 2800 enfants d’une centaine de classes parisiennes, a débuté au jardin de l’Arsenal (pour les plus grands – CE2 à CM2) ou au square derrière Notre-Dame (pour les plus petits – CP et CE1). L’arrivée était également jugée au jardin de l’Arsenal.

Avec Bamba, nous nous trouvions au square derrière Notre-Dame, point de départ des plus petits et de ravitaillement pour les plus grands. Nous avons donc vu défiler tous les enfants ! Bamba aidait à la prise de photo : chaque classe devait être prise en photo au départ avec sa maîtresse et une pancarte indiquant le nom de l’école et la classe. Comme les classes sont presque arrivées toutes en même temps cela a fait quelques bouchons et les photographes (au nombre de deux) devaient se dépêcher ! Moi j’aidais à la distribution des sacs de départ (avec les indispensables casquettes jaunes) et du goûter par la suite. Pas le temps de chômer ! A peine la dernière classe de petits partis qu’arrivait la première classe des grands, au pas de course tout droit du jardin de l’Arsenal ! Heureusement tous n’étaient pas si pressés et plusieurs enfants avaient pu bien profiter du parcours, du soleil (présent – miraculeusement – ce jeudi 6 juin) et de toutes les belles espèces d’arbres recensées sur le trajet !

Voilà quelques photos de cette journée – vous n’y voyez pas Bamba, normal c’est lui qui est derrière l’appareil 🙂

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Mais au fait, Leo Lagrange, c’est quoi ?

La question serait plutôt c’est qui ! En effet, Leo Lagrange est un ancien homme politique très engagé pour le sport et la jeunesse. Né le 28 novembre 1900, élu député en 1932, il se voit confier, après la victoire du Front populaire en 1936, le premier Sous-secrétariat d’Etat aux sports et à l’organisation des loisirs de l’histoire de France. Il vient logiquement en accompagnement de l’apparition pour les masses laborieuses des congés payés et du temps libre, dans lequel Leo Lagrange voit la condition de la dignité de l’homme. Souhaitant rendre le sport et les loisirs culturels accessibles à tous, il multiplie le nombre de stades, créé le Brevet Sportif Populaire ou encore les Mardis populaires du Louvre. Afin de permettre au plus grand nombre de profiter des tous nouveaux congés payés, il obtient 40 % de réduction sur les billets ferroviaires pour les salariés et leurs familles, dont bénéficient 600 000 personnes dès l’été 1936. Grâce à son appui, le nombre d’auberges de jeunesse double en 1936. Il soutient également la tenue des Olympiades populaires à Barcelone, organisées en contrepoint aux Jeux olympiques de Berlin instrumentalisés par le nazisme.

Voici sa photo et quelques unes de ses citations : 

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Créée en 1950 sous l’initiative notamment de Pierre Mauroy, afin de réaliser l’ambition de Leo Lagrange (des loisirs et des sports éducatifs pour tous), la Fédération Leo Lagrange est un réseau d’associations d’éducation populaire reconnu d’utilité publique. Ses deux principaux métiers sont l’animation et la formation. Mais elle compte également en son sein une association sportive, l’Union Nationale Sportive Léo Lagrange, fédération affinitaire multisport dont la branche de Paris organisait cette marche !

Une belle expérience !

Cette expérience fut très enrichissante pour nous, car elle nous a montré qu’on peut réussir à attirer des jeunes qui ne sont pas forcément des habitués de la marche ou des terrains de sport vers l’activité physique d’une manière ludique et éducative ! La preuve en est que cette marche a chaque année plus de succès et que les organisateurs sont obligés de refuser des participants. Leo Lagrange est un acteur de premier plan de l’éducation par le sport qui développe depuis plusieurs années une riche expérience avec les enfants et les jeunes, expérience dont on ne peut que s’inspirer ! La fédération met en œuvre diverses méthodes éducatives, développe des formations « éducation par le sport » et ne cesse de sensibiliser le public sur l’importance du sport pour tous : on ne peut que les soutenir dans ce projet ! Pour Jogaki, petite et nouvelle association dans le domaine du sport et de la jeunesse, l’UNSLL fait figure de modèle et de « grande sœur » qui pourra peut-être plus tard nous conseiller.